








Les cinq jeunes gens se réunirent et leur félicités s'unirent et dansèrent sous la véranda tandis que les corps exténués de ces aventures épousaient la forme des fauteuils empires. Les senteurs de la cuisine étaient si subtiles qu'elles n'aiguisaient les papilles que pour leur signifier : Vous avez le temps pour un apéritif royal.
Et tous d'une seule voix s'exclamèrent : « C'est le moment d'un apéro royal! »
Gabrielle quérit le fromage et le pain, quant à la liqueur elle fit gouter à ses convives l'anisette des frères Gras. « Vous m'en direz des nouvelles... Pour ma part, je n'y ai jamais trouvé délectation; je préfère cependant au trop rustre pastis ». Ils goutèrent et apprécièrent ce rafraichissement méditerranéen, levant leur verre à l'été atlantique.
Mélisande et Gabrielle eurent l'idée curieuse d'un prochain week-end sous le signe de la boisson, celle de la tisane du docteur Richter qui vide les intestins si bien, jusqu'aux bactéries naturelles et bénéfiques au transit. Rien à voir avec leur réunion autour de la gastronomie, d'ailleurs ils se mirent à table. On discuta et l'on se découvrit, Roger l'ex-compagnon de Mélisande l'accompagnait à nouveau, l'on rit et l'on dina. Jusqu'à la mousse au chocolat; le dessert ravit chaque langue et fit succomber de délice chacun de leurs palais, et oui, même celui difficile de Gabrielle. On poursuivit la dégustation d'un digestif sous la véranda.
A partir de ce moment là, les restes des carnets de route de l'équipée sont illisibles, les phrases sont incomplètes et ne veulent rien dire, les calembours sont graveleux et il est hors de question de les retranscrire. Ne reste alors que les dessins illustrant l'épisode d'aujourd'hui, à la signification mystérieuse; ainsi qu'un document endommagé qui a été restauré comme nous l'avons pu.
ps - quérir ne se conjugue pas. pardon.
Saint-Denis, au centre ville, ressemble à une charmante petite ville de province.
Elles est accessible par les tramways, métro ratp, RER et bus.
Et dispose également d'un système de vélos publics répartis sur la plaine.
L'architecture du centre commercial, caracteristique de la région, fait lien avec des villes plus nouvelles comme La Courneuve ou Cergy Pontoise.
Si certains pavillons sont typiques de banlieue dortoir, d'autres offrent aux passants de fascinantes façades.

(Partie 1 ici)
Cette joie accompagna la petite équipée sur le chemin du retour au domicile. Gabrielle en franchissant le seuil, déclara « c'est l'heure de la Mer! ». Dorothée l'ouit et posa son livre en se disant que c'était le moment, il fallait affronter l'océan froid de Septembre.
Elles avaient toutes leur maillot de bain au lieu des dessous, en prévision inesperée de plages de sable chaud. Mélisande esquiva le face à face à la mer : elle devait d'abord montrer les lieux à Roger. Aussi c'est à trois qu'elles ouvrirent la porte du jardin, longèrent le chemin de randonnée appuyé sur les rochers, et descendirent des escaliers sculptés dans la pierre.
La marée était haute : pas de plage. Cela leur convint, elles se déshabillèrent pour offrir leurs corps dénudés au Soleil de l'après midi et s'étendirent sur la pierre. Seulement, Gabrielle n'était pas venue pour lézarder sous les rayons de chaleur; elle était venue montrer le tempérament de la Loire Atlantique; elle entra dans l'eau, frémit, avança, plongea. Clarisse la suivit, Dorothée de son mirador en surplomb guidait leur chemin à travers les roches. « Elle est bonne, elle est bonne! Tu devrais venir, c'est un délice. » A n'en pas douter les deux nageuses se plaisaient dans leur eau claire, à n'en pas douter également la fainéante se réjouissait de ne pas les suivre.
L'exploit accomplit, elles s'en vinrent à la maison pour entamer les préparatifs de célébration du séjour, qui ne faisait que commencer.
(à suivre)